Notion de l’art africain

Chapitre I. Notion de l’art

 

Selon Larousse (1) l’art, c’est l’aptitude, l’habileté à faire quelque chose. Exemple : avoir l’art de plaire, d’émouvoir. C’est l’ensemble de moyens, de procédés, des règles intéressants une activité, une profession. L’homme de l’art est spécialiste d’une discipline. L’art poétique est un ouvrage ou de pièces poétiques permettant de bien écrire. On parle de beaux arts qui sont la création d’objets ou de mise en scène spécifiques destinés à produire chez l’homme un état de sensibilité et d’éveil plus ou moins liés au plaisir esthétique qui fait la perfection formelle le but ultime de l’art dont les principaux représentants sont Théophile Gauthier, Banville, Le conte de Lisle, Heredia, Sully Prudhomme. On parle d’art déco ou arts décoratifs dont le style est mis en vedette par l’exposition internationale de 1925 des arts décoratifs et industriels modernes.

L’art nouveau est en rupture avec l’éclectisme et l’académisme du XIXème siècle. Le style art nouveau comporte à la fors une inspiration poétique tournée vers l’imitation des formes naturelles (arabesques contournées d’origine végétale) et une rigueur rationaliste qui se manifeste notamment dans le domaine de l’architecture. On note Horta en Belgique, Guimard en France qui utilisent les techniques dans l’emploi du verre, de la céramique comme dans la liberté fonctionnelle de leurs plans préparé par W. Morris en Angleterre.

(1). Le petit Larousse, 1998, p.87

 

 

Chapitre II. La notion d’objet d’art

 

Selon toujours Larousse (2), l’objet d’art est ce qui résulte d’une création artistique principalement dans le domaine des arts appliqués et s’agissant d’un objet de dimensions limitées.

(2). Le Petit Larousse, 1998, pp.706-707
 

Chapitre III. La Notion d’esthétique

 

Selon Larousse (3), l’esthétique est ce qui a rapport au sentiment à la perception du beau. C’est le jugement, le sens esthétique. L’esthétique, c’est aussi ce qui a une certaine beauté, de la grâce. Par exemple: le geste esthétique.

C’est aussi la théorie du beau, de la beauté en général et du sentiment qu’elle fait naître en nous. C’est encore l’ensemble des principes à la base d’une expression artistique, littérature, etc. visant à rendre conforme à un idéal de beauté. Exemple: l’esthétique classique. L’esthétique se conjugue avec l’harmonie, la beauté, d’une forme d’art quelconque.

(3) Le petit Larousse, 1998, p.4000

 

Chapitre IV. Notion de Littérature orale

Plusieurs définitions de la littérature orale sont données par les chercheurs comme CANU Gaston, ENO BELINGA, CALAME GRIAULE etc. Nous avons examiné toutes ces définitions et nous en donnons une synthèse:

“La littérature orale parlée par essence est l’ensemble de tout ce qui a été dit, généralement de façon esthétique, conservé et transmis verbalement par un peuple et qui touche la société entière dans tous ses aspects”(1).

Cette définition met l’accent sur le fait que la littérature orale est l’expression esthétique par voie orale, des valeurs sociales d’un peuple transmises verbalement à travers les générations. Ce qui signifie en principe qu’elle s’occupe de ce qui est dit avec beauté et art dans la tradition orale, sans oublier le contenu qui y est enfermé. La littérature orale en Afrique noire est liée à la parole agréable, généralement rythmée et toujours fluide grâce à l’épuration des sons rocailleux et à la recherche constante des affinités sonores du langage. Elle privilégie le bien-dire, le bonheur de l’expression. Elle se subdivise en littérature sacrée ou sérieuse et la littérature profane ou légère (2)

(1) KAM Sié Alain “L’expression de la santé à travers les formules de salutations”, in colloque international Emergence et espaces littéraires : le Sahel centre de création et de production littéraires, 20-24 février 2006, p.16

(2).NGIJEL-NGIJOL, “La parole agréable”, revue Notre librairie, n°99 oct-décembre 1989, clef, 1990, p.23

 

 

Chapitre V. Notion de Littérature écrite

La littérature écrite africaine peut être définie comme l’ensemble de la création intellectuelle qui met l’Afrique au centre de ses préoccupations. La spécificité de la littérature africaine est de témoigner la richesse des valeurs culturelles africaines. Dans ce cadre, la littérature négro africaine est au centre de notre réflexion dans ce cours. La naissance de la littérature africaine a été faite sous la l’influence de précurseurs écrivains noirs américains, du groupe Légitime Défense et l’influence des anthropologues qui ont étudiés les valeurs nègres. Batouala de René Maran publié en 1921 et qui reçoit la consécration du Goncourt consacre l’entrée de la littérature africaine dans l’arêne internationale.Césaire, Léon Gontrand Damas, Senghor viennent consacrer la littérature africaine dans le quartier latin à travers la création du mouvement de la négritude. Les différents genres théâtre, romans, poésie vont témoigner de la vitalité de littérature africaine. De grands critiques de la littérature comme le professeur Chevrier dans son ouvrage Littérature nègre (5) et bien d’autres vont montrer les fondements de cette littérature et son évolution. Ainsi, les écrivains de la seconde génération comme Sembène Ousmane, Mongo Béti, Camara Laye, Ferdinand Oyono vont apporter leur touche à la littérature africaine par la critique sociale politique et sociale. Les écrivains de la troisième génération auront un autre rapport à la langue et à la thématique, notamment Ahmadou Kourouma à travers son roman phare, les Soleils des indépendances.
(5). J. CHEVRIER, Littératurenègre, Armand colin, Paris, 1990

 

Où se situe le débat?

 

Il faut dire que l’art africain existe comme nous l’avons souligné en tant qu’entité autonome. Cette réalité est maintenant bien partagée par tout le monde des arts. Mais pourquoi parler d’art africain et de littérature orale. Cette relation semble importante à souligner parce que ces deux éléments trouvent un ancrage commun dans le symbolisme qu’ils donnent tous aux objets, aux choses. Il convient auparavant de donner la spécificité de la littérature orale et le lien que l’on peut faire avec l’art africain.. Qu’entend-on par littérature orale africaine? Une autre définition retenue par Eno Belinga est que “la littérature orale est l’ensemble de textes transmis oralement de génération en génération”. Il faut dire que la littérature orale africaine a cette particularité de mémoriser ou de sauvegarder les textes oraux (contes, légendes, proverbes, mythes, noms de guerre, chansons, etc..) par le biais de la parole essayée pour durer plus longtemps. Depuis que Roger Fayolle a clos le débat en reconnaissant le terme de “littérature” à la “littérature orale”, on admet la notion. Ainsi, on peut transcrire les textes oraux et les traduire afin de les étudier comme objets littéraires. Et c’est justement en les étudiant que l’on découvre l’immense richesse dont regorge la littérature orale africaine. Geneviève Calame Griaule, Eno Belinga, Christiane Seydou, Jacques Chevrier n’ont eu de cesse de mettre en lumière l’immense richesse symbolique de la littérature orale. Ainsi dans l’étude de la littérature orale, on voit apparaître l’art africain à travers les symboles renvoyant à la quintessence de l’art africain.

Il faut cependant relever que dans l’Afrique précoloniale, on a connu aussi des formes d’écriture notamment l’écriture Bamoun du Cameroun ainsi que d’autres types d’écriture. C’est ainsi que certains types d’écriture ressortent sur les masques, les portes etc.. Dans ce sens, les scarifications ethniques apparaissent comme une forme d’écrit oralisé car chaque scarification a un sens. Nous le verrons dans la partie consacrée aux scarifications dans ce cours.


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Notion de l’art africain

Chapitre I. Notion de l’art

 

Selon Larousse (1) l’art, c’est l’aptitude, l’habileté à faire quelque chose. Exemple : avoir l’art de plaire, d’émouvoir. C’est l’ensemble de moyens, de procédés, des règles intéressants une activité, une profession. L’homme de l’art est spécialiste d’une discipline. L’art poétique est un ouvrage ou de pièces poétiques permettant de bien écrire. On parle de beaux arts qui sont la création d’objets ou de mise en scène spécifiques destinés à produire chez l’homme un état de sensibilité et d’éveil plus ou moins liés au plaisir esthétique qui fait la perfection formelle le but ultime de l’art dont les principaux représentants sont Théophile Gauthier, Banville, Le conte de Lisle, Heredia, Sully Prudhomme. On parle d’art déco ou arts décoratifs dont le style est mis en vedette par l’exposition internationale de 1925 des arts décoratifs et industriels modernes.

L’art nouveau est en rupture avec l’éclectisme et l’académisme du XIXème siècle. Le style art nouveau comporte à la fors une inspiration poétique tournée vers l’imitation des formes naturelles (arabesques contournées d’origine végétale) et une rigueur rationaliste qui se manifeste notamment dans le domaine de l’architecture. On note Horta en Belgique, Guimard en France qui utilisent les techniques dans l’emploi du verre, de la céramique comme dans la liberté fonctionnelle de leurs plans préparé par W. Morris en Angleterre.

(1). Le petit Larousse, 1998, p.87

 

 

Chapitre II. La notion d’objet d’art

 

Selon toujours Larousse (2), l’objet d’art est ce qui résulte d’une création artistique principalement dans le domaine des arts appliqués et s’agissant d’un objet de dimensions limitées.

(2). Le Petit Larousse, 1998, pp.706-707
 

Chapitre III. La Notion d’esthétique

 

Selon Larousse (3), l’esthétique est ce qui a rapport au sentiment à la perception du beau. C’est le jugement, le sens esthétique. L’esthétique, c’est aussi ce qui a une certaine beauté, de la grâce. Par exemple: le geste esthétique.

C’est aussi la théorie du beau, de la beauté en général et du sentiment qu’elle fait naître en nous. C’est encore l’ensemble des principes à la base d’une expression artistique, littérature, etc. visant à rendre conforme à un idéal de beauté. Exemple: l’esthétique classique. L’esthétique se conjugue avec l’harmonie, la beauté, d’une forme d’art quelconque.

(3) Le petit Larousse, 1998, p.4000

 

Chapitre IV. Notion de Littérature orale

Plusieurs définitions de la littérature orale sont données par les chercheurs comme CANU Gaston, ENO BELINGA, CALAME GRIAULE etc. Nous avons examiné toutes ces définitions et nous en donnons une synthèse:

“La littérature orale parlée par essence est l’ensemble de tout ce qui a été dit, généralement de façon esthétique, conservé et transmis verbalement par un peuple et qui touche la société entière dans tous ses aspects”(1).

Cette définition met l’accent sur le fait que la littérature orale est l’expression esthétique par voie orale, des valeurs sociales d’un peuple transmises verbalement à travers les générations. Ce qui signifie en principe qu’elle s’occupe de ce qui est dit avec beauté et art dans la tradition orale, sans oublier le contenu qui y est enfermé. La littérature orale en Afrique noire est liée à la parole agréable, généralement rythmée et toujours fluide grâce à l’épuration des sons rocailleux et à la recherche constante des affinités sonores du langage. Elle privilégie le bien-dire, le bonheur de l’expression. Elle se subdivise en littérature sacrée ou sérieuse et la littérature profane ou légère (2)

(1) KAM Sié Alain “L’expression de la santé à travers les formules de salutations”, in colloque international Emergence et espaces littéraires : le Sahel centre de création et de production littéraires, 20-24 février 2006, p.16

(2).NGIJEL-NGIJOL, “La parole agréable”, revue Notre librairie, n°99 oct-décembre 1989, clef, 1990, p.23

 

 

Chapitre V. Notion de Littérature écrite

La littérature écrite africaine peut être définie comme l’ensemble de la création intellectuelle qui met l’Afrique au centre de ses préoccupations. La spécificité de la littérature africaine est de témoigner la richesse des valeurs culturelles africaines. Dans ce cadre, la littérature négro africaine est au centre de notre réflexion dans ce cours. La naissance de la littérature africaine a été faite sous la l’influence de précurseurs écrivains noirs américains, du groupe Légitime Défense et l’influence des anthropologues qui ont étudiés les valeurs nègres. Batouala de René Maran publié en 1921 et qui reçoit la consécration du Goncourt consacre l’entrée de la littérature africaine dans l’arêne internationale.Césaire, Léon Gontrand Damas, Senghor viennent consacrer la littérature africaine dans le quartier latin à travers la création du mouvement de la négritude. Les différents genres théâtre, romans, poésie vont témoigner de la vitalité de littérature africaine. De grands critiques de la littérature comme le professeur Chevrier dans son ouvrage Littérature nègre (5) et bien d’autres vont montrer les fondements de cette littérature et son évolution. Ainsi, les écrivains de la seconde génération comme Sembène Ousmane, Mongo Béti, Camara Laye, Ferdinand Oyono vont apporter leur touche à la littérature africaine par la critique sociale politique et sociale. Les écrivains de la troisième génération auront un autre rapport à la langue et à la thématique, notamment Ahmadou Kourouma à travers son roman phare, les Soleils des indépendances.
(5). J. CHEVRIER, Littératurenègre, Armand colin, Paris, 1990

 

Où se situe le débat?

 

Il faut dire que l’art africain existe comme nous l’avons souligné en tant qu’entité autonome. Cette réalité est maintenant bien partagée par tout le monde des arts. Mais pourquoi parler d’art africain et de littérature orale. Cette relation semble importante à souligner parce que ces deux éléments trouvent un ancrage commun dans le symbolisme qu’ils donnent tous aux objets, aux choses. Il convient auparavant de donner la spécificité de la littérature orale et le lien que l’on peut faire avec l’art africain.. Qu’entend-on par littérature orale africaine? Une autre définition retenue par Eno Belinga est que “la littérature orale est l’ensemble de textes transmis oralement de génération en génération”. Il faut dire que la littérature orale africaine a cette particularité de mémoriser ou de sauvegarder les textes oraux (contes, légendes, proverbes, mythes, noms de guerre, chansons, etc..) par le biais de la parole essayée pour durer plus longtemps. Depuis que Roger Fayolle a clos le débat en reconnaissant le terme de “littérature” à la “littérature orale”, on admet la notion. Ainsi, on peut transcrire les textes oraux et les traduire afin de les étudier comme objets littéraires. Et c’est justement en les étudiant que l’on découvre l’immense richesse dont regorge la littérature orale africaine. Geneviève Calame Griaule, Eno Belinga, Christiane Seydou, Jacques Chevrier n’ont eu de cesse de mettre en lumière l’immense richesse symbolique de la littérature orale. Ainsi dans l’étude de la littérature orale, on voit apparaître l’art africain à travers les symboles renvoyant à la quintessence de l’art africain.

Il faut cependant relever que dans l’Afrique précoloniale, on a connu aussi des formes d’écriture notamment l’écriture Bamoun du Cameroun ainsi que d’autres types d’écriture. C’est ainsi que certains types d’écriture ressortent sur les masques, les portes etc.. Dans ce sens, les scarifications ethniques apparaissent comme une forme d’écrit oralisé car chaque scarification a un sens. Nous le verrons dans la partie consacrée aux scarifications dans ce cours.

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