Signification du Colon

 

 

Signification du Colon

 

Signification du Colon Terme désignant les sculptures créées dans le cadre de cultes syncrétistes pendant l’époque coloniale, et qui sont l’expression d’un débat sur le colonialisme.

 

Les colons représentent une catégorie de personnes auxquelles les artistes ou leurs commanditaires se sont vu confrontés constamment dans leur vie quotidienne: administrateurs coloniaux, soldats, commerçants, missionnaires.

Le terme a son origine dans les émigrés français contraints à l’expatriation en raison notamment de leur situation économique précaire et qualifiés de façon péjorative de – colons – (fermier – métayers) par leurs compatriotes mieux lotis.

 

 

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Archives pour la catégorie art africain

lance et bouclier africain Mongo

 

Les tribus des Bayombé et des Mongo

 

 

 

Les tribus des Bayombé et des Mongo étaient ennemies depuis toujours. Nul ne se rappelait la vraie raison de cette hostilité qui n’en était pas moins farouche et tenace. Le plus souvent, c’étaient les Mongo, guerriers accomplis, qui cherchaient querelle aux Bayombé. Ceux-ci étaient travailleurs et pacifiques, mais une fois attaqués, ils se défendaient avec détermination. Ainsi, tout en vivant côte à côte, les Mongo et les Bayombé se faisaient une guerre permanente sans que pour autant les uns l’emportent sur les autres.

Un jour, les Bakouba, apparentés aux Mongo vinrent s’installer sur le territoire de ceux-ci. Ensemble, ils décidérent de chasser les Bayombé de leurs terres.
Le chef des Bayombé fut mis au courant de cette alliance par Dombi, puissant sorcier, qui avait l’habitude d’invoquer directement Mguri-mgori, le plus grand des dieux. Le chef mobilisa aussitôt ses guerriers, mais les Mongo et les Bakouba étaient bien supérieurs en nombre. Pendant des jours et des nuits, Dombi prépara une puissante magie qui devait faire pencher la victoire du côté des Bayombé.

Le sorcier avait un fils paralysé de naissance, nommé Ingola. Trés affecté par l’infortune de son enfant, Dombi s’en plaignit amèrement aux puissants Esprits. Lorsque la guerre devint imminente, le grand Mguri-mgori lui apparut en songe et lui dit :

« Sorcier Dombi, tu as maintes fois sollicité notre aide pour ton malheureux fils Ingola. Sache, cependant, que malgré son infortune, il sauvera ton peuple dans cette guerre. Qu’il fabrique une lance, mais dans un matériau autre que le bois, et qu’il se rende, armé de cette lance, dans les marécages pour y trouver l’hippopotame Daga. Ce n’est pas un hippopotame ordinaire : sa peau est d’une blancheur éclatante. Daga, l’hippopotame blanc, portera ton fils sur le champ de bataille où ton peuple sera en train de se battre. Ingola arrivera juste à temps pour lui permettre d’emporter la victoire. Lui-même, toutefois ne reviendra pas du combat.  »
Le sorcier raconta son rêve à Ingola, qui fut transporté de joie :

« Ainsi, j’irai, moi aussi, au combat ! je ne serai plus la risée des femmes en restant à la maison ! Je me demande seulement comment fabriquer ma lance autrement qu’en bois »

 

 

 

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Bouclier mongo 

 

Le sorcier réfléchit, puis conseilla à son fils :
« Le mieux sera de la forger en laiton.  »
Ingola se mit aussitôt à l’ouvrage. Sa lance était terminée lorsque les guerriers Bayombé finirent de se préparer au combat. Il s’en alla vers les marécages de Daga, l’hippopotame blanc, tandis que les guerriers Bayombé partirent pour la guerre. Ingola marcha en clopinant jusquêau marécage, alors que l’hippopotame venait déjà à sa rencontre. Daga présenta son large dos au jeune homme qui s’y hissa et partit au champ de bataille.
La guerre y faisait rage. La chance commençait à pencher du côté des Mongo et des Bakouba, supérieurs en nombre. Les Bayombé durent reculer, leur retrait se transformant rapidement en débandade, puis en fuite éperdue. Chevauchant son hippopotame blanc, Ingola choisit ce moment crucial pour surgir telle une tornade au milieu des ennemis qu’il se mit à ravager avec sa lance en laiton. Il abattit les Mongo et les Bakouba par rangées entiéres, Daga, l’hippopotame blanc, piétinant leurs têtes pour les enfoncer dans le sol.

Plus aucun doute ne subsistait sur l’issue de la guerre. Vainqueurs, les Bayombé n’eurent pas le loisir de remercier et célébrer leur jeune héros car un événement extraordinaire se produisit alors : l’hippopotame blanc trotta jusquêà un immense arbre creux qui poussait à côté du champ de bataille. Il s’engouffra dans la cavité avec le jeune homme qui le chevauchait toujours, sa lance à la main. Lorsque les Bayombé accoururent au pied de l’arbre, la cavité avait disparu.
Depuis ce temps-là, les Bayombé racontent qu’Ingola sortira de l’arbre sur le dos de son hippopotame blanc, brandissant sa lance de laiton le jour où une grave menace pésera sur son peuple. Il sortira de l’arbre et, avec son aide, les Bayombé sortiront victorieux de la guerre.

 

 

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lance Mongo

Les Féticheurs Africains contre Sarkozy

 

 

 

 

Les Féticheurs Africains contre Sarkozy

 

Les excellents résultats obtenus par Nicolas Sarkozy lors du premier tour de l’élection présidentielle française n’ont pas découragé les ardeurs des féticheurs et autres marabouts d’Afrique francophone, qui à l’abri des regards indiscrets, sont à l’oeuvre pour neutraliser toutes ses chances d’accéder à la fonction suprême. Bien au contraire

 

Déjà l’année dernière, avant l’arrivée du ministre français de l’intérieur pour une visite officielle au Bénin et au Mali

 

un appel à tous les féticheurs, marabouts, sorciers d’Afrique
avait été lancé, y compris sur Internet, pour neutraliser l’ennemi et préparer sa défaite et son bannissement de la vie politique

 

C’est qu’en Afrique l’immigration choisie telle que définie par Nicolas Sarkosy a suscité beaucoup de réactions. On lui reproche de s’acharner contre les africains, en faisant fi de tout ce que ce continent a apporté et continue de donner à la France.

 

On rappelle aussi volontiers que Sarkosy est lui-même le fils d’un immigré venu de Hongrie, pays dont la France n’a jamais tiré profit ni par le passé ni aujourd’hui, contrairement à l’Afrique.

 

Dis-moi, Nicolas Sarkosy,
pourquoi ton père a fui la Hongrie ?

 

dit ainsi le refrain de la désopilante chanson

 

- Un Hongrois chez les Gaulois – du chanteur burkinabé Zedess,
qui fait actuellement un véritable tabac dans la région.

 

La mobilisation des féticheurs contre Sarkozy renvoie à une longue tradition bien connue en Afrique francophone. Dans les rédactions d’Abidjan, on se souvient aujourd’hui encore de ce voyage effectué par Jacques Chirac en Côte d’Ivoire peu de temps avant sa première élection à la présidence – alors que tout le monde le donnait perdant – et de sa mystérieuse rencontre avec une sorcière baoulé qui lui avait prédit la victoire.

 

Le Canard enchaîné s’en était fait l’écho, avec force ricanements. Juste après son élection, Jacques Chirac avait d’ailleurs réservé son premier voyage officiel à l’Afrique, avec un arrêt remarqué à Yamoussoukro, au coeur du pays baoulé …

 

Jusqu’au 6 mai prochain, prières et incantations diverses vont en tout cas continuer à aller bon train pour tenter de barrer coûte que coûte la route de l’Elysée à Nicolas Sarkosy.

 

J’espère de tout coeur que les sorciers africains parviendront à inverser la tendance pour mener Ségolène à l’Elysée, espère encore Marième Doumbia depuis Nouakchott, en Mauritanie, reflétant ainsi le choix de la majorité de la population.

 

 

 

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les Massaï en Tanzanie

 

 

Les Masaï sont les plus méridionaux des locuteurs de langues nilotiques et sont directement apparentés aux Turkana et aux Kalenjin vivant près du lac Turkana dans le nord du Kenya. La tradition orale masaï et les données archéologiques indiquent qu’ils ont migré depuis le nord du lac Turkana, à savoir la vallée du Nil en Égypte et au Soudan. Ils se sont déplacés du nord au sud, entraînant la migration d’autres groupes, jusqu’à s’implanter dans une longue région allant du nord du Kenya au centre de la Tanzanie.

 

Une partie importante des terres masaï a été conquise par les colons britanniques à la fin du XIXe siècle, aidés par la peste bovine et la variole, puis par les ethnies africaines dominantes avec l’aide du gouvernement lors de l’indépendance. Une partie des terres a également été transformée en réserves et parcs nationaux (Amboseli, Nairobi, Maasai Mara, Samburu, Nakuru, Manyara, Ngorongoro, Serengeti et Tsavo)

 

les Massaï en Tanzanie dans art africain 250px-Maasai_tribe

 


Groupe de Masaï

Les Masaï sont semi-nomades et ont une économie pastorale exclusive. Ils ont résisté aux incitations des gouvernements kenyan et tanzanien visant à leur faire adopter un mode de vie plus sédentaire et à adopter l’agriculture. Ils ont acquis le droit de faire pâturer leur bétail dans de nombreux parcs des deux pays et ignorent régulièrement les frontières lorsqu’ils déplacent leurs grands troupeaux de bétail à travers la savane lors des changements de saison.

Leur résistance a contribué à générer une vision romantique du mode de vie masaï, considéré comme un exemple d’harmonie avec la nature. Leur conservatisme est sans doute également à l’origine de l’attrait qu’ils exercent sur les touristes occidentaux.

Vers quel point d’eau, quel campement, se dirigent dans une hâte ordonnée les troupeaux du peuple masai sur le lac asseché et empoussieré d’Amboseli ? Sans chevaux ni chiens, les pasteurs africains ont admirablement discipliné leurs bêtes. Les Masai vivent encore dans les réserves de faune dont ils sont les premiers organisateurs. Ne chassant pas, sinon le lion pour des rites d’initiation, ils ont préservé les animaux sauvages ; et leurs feux ont transformé une brousse peu pénétrable en un tapis régulier d’herbes basses. Les réserves n’ignorent pas le surpeuplement animalier et touristique. À Amboseli surtout, proche de Nairobi, qui offre en prime aux visiteurs la superbe toile de fond du Kilimandjaro. Le Kenya connaît aussi les méfaits du braconnage.

Population 

Les estimations des populations masaï du Kenya et de Tanzanie varient d’une source à l’autre. Elles sont rendues délicates par le nomadisme et le fait que les groupes puissent circuler librement à travers la frontière.

Selon les estimations, la population masaï serait comprise entre 300 000 et 880 000 personnes[1].

Les Masaï se répartissent en cinq groupes : les Arusha, les Baraguyu, les Kisongo, les Purko et les Samburu. Une population masaï importante s’est établie dans les districts de Narok, Trans Mara et Kajiado, dans la province de la vallée du Rift au Kenya.

Vie quotidienne 

 

250px-Masai_Villages_From_Air dans art africain

 


Vue aérienne de village masaï

Habitat

Les Masaï construisent de petites maisons circulaires temporaires en utilisant des branchages entrecroisés, recouverts de bouse de vache et de boue. Ce mélange sèche rapidement au soleil pour devenir aussi dur que du ciment.

Les maisons sont toutes construites de la même manière : une pièce où les invités peuvent discuter, une pièce pour les animaux, la pièce principale où il y a le feu pour cuire les aliments et les nattes pour dormir, posées par terre. Il n’y a pas de meubles.

Un groupe de maison en cercle, ceint par une clôture formée de branches épineuses, forme un enkang. Les troupeaux sont regroupés au centre de ce cercle durant la nuit afin de les protéger des prédateurs. Un ensemble d’habitation formant un village est nommé boma. Quand les Masaï doivent migrer, ils détruisent complètement par le feu leur ancien village.

Les femmes construisent les maisons et s’occupent de la vie du village (entretien des maisons, repas, vêtements, …). Les hommes veillent à la sécurité du campement et s’occupent du bétail.

Bétail

La vie traditionnelle des Masaï s’organise autour du bétail, qui constitue leur principale source de nourriture. Ils croient que leur dieu leur a confié son propre bétail afin qu’ils s’en occupent. La richesse d’un Masaï est déterminée par le nombre de vaches que possède sa famille.

Chaque famille masaï possède une dizaine de bœufs, de chèvres et de moutons. Chaque bête est marquée d’un signe qui indique à qui elle appartient. Les hommes emmènent leurs troupeaux paître dans la réserve des animaux, pour plusieurs jours. C’est le plus ancien guerrier masaï qui guide le troupeau à travers la savane. Les Masaï occupent un territoire aussi longtemps que le bétail peut s’y nourrir.

Alimentation 

Les Masaï se nourrissent surtout de laitages et de sang. Ils peuvent en effet prélever le sang des jeunes bovins sans les tuer, en les incisant au niveau du cou d’une flèche tirée dans la veine jugulaire [2]. Un bol de sang mélangé à du lait constitue l’aliment de base. La viande est consommée plus rarement et ne doit jamais être mêlée à du lait ; elle est réservée à certaines cérémonies ou occasions particulières.

L’« idéal pastoral » masaï les conduit à rejeter toute alimentation d’origine animale et toute activité agricole ou cynégétique à vocation alimentaire. Ils ne consomment ni poisson, ni oiseau, ni gibier sauvage à l’exception du buffle et de l’éland, ressemblant à leur propre bétail.

D’autres sources indiquent que les Masaï consomment d’importantes quantités de plantes. Selon une étude menée par Timothy Johns [réf. nécessaire], « Pour apprêter le lait, les Massaï y ajoutent plantes, racines, écorces, un tas de végétaux. Et ils disposent toujours d’un bouillon d’herbages et d’écorces, qu’ils mélangent à la viande. Il leur arrive aussi de se curer les dents avec des morceaux de bois, de sucer des racines pour en extraire le jus ou de mâcher de la gomme d’arbres, telle la myrrhe fournie par le balsamier. Or beaucoup de ces plantes sont médicinales. Les autres peuplades de la région les utilisent uniquement pour se soigner, tandis que les Masaï en font un usage presque quotidien. »

Culture 

Classes d’âge et organisation sociale

La société masaï est patriarcale et plus ou moins gérontocratique, les anciens prenant les décisions pour l’ensemble du groupe. Le chef spirituel, oloiboni ou laibon (forme anglicisée [2]), agit comme un intermédiaire entre les Masaï et leur dieu Enkai. Il est le détenteur des connaissances traditionnelles concernant les plantes médicinales et peut pratiquer la divination et la magie [3].

Les Masaï sont divisés en clans patrilinéaires et en classes d’âge. Les hommes passent successivement dans cinq classes d’âge : enfants, jeunes guerriers, guerriers adultes, jeunes aînés puis aînés. Le passage d’une classe à l’autre est accompagné de rites initiatiques.

Initiation 

 

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Enfants Masaï au Kenya

Les anciens délivrent aux enfants des connaissances concernant les plantes, les animaux, mais aussi les usages et l’histoire de leur peuple.

Les garçons masaï deviennent de jeunes guerriers ou morane vers l’âge de quinze ans. Un ancien leur apprendra le maniement des armes, les chants de guerre, les danses traditionnelles. Différentes cérémonies initiatiques accompagnent le passage des jeunes Masai mâles à l’âge adulte. Le plus important est la circoncision, qui peut être pratiquée au même moment pour de nombreux individus. Ces personnes appartiennent dès lors à une même classe d’âge. Les jeunes garçons ne doivent ni faire de bruit, ni bouger durant la cérémonie.

Il a été dit que chaque jeune devait tuer un lion avant sa circoncision : il s’agit d’un mythe véhiculé notamment dans le cadre de l’industrie touristique. Il est vrai toutefois que tuer un lion permet d’acquérir célébrité et prestige au sein de la communauté.

Après le rite de circoncision, les jeunes guerriers partent vivre en groupe dans un village spécialement construit pour eux (manyatta), loin de l’univers féminin. Ils ne pourront se marier qu’une fois qu’ils seront devenus des guerriers adultes.

L’accès à la puberté des jeunes filles est marqué par une cérémonie durant laquelle les femmes âgées pratiquent l’excision de celles-ci. Le gouvernement kenyan et différentes ONG ont tenté d’éradiquer cette pratique.

Mariage

Les mariages des filles sont souvent organisé par les pères avant leur naissance. Les relations hors mariage des filles avant la puberté sont considérées comme naturelles. Pour déclarer son amour à un guerrier, la femme massaï l’invite chez elle pour boire du lait. La nouvelle structure familiale est fondée lors de la naissance du premier enfant. Les femmes ne peuvent se marier qu’une fois au cours de leur vie. Les hommes peuvent se marier plusieurs fois et même avoir plusieurs épouses s’ils possèdent suffisamment de bétail. Les femmes ne peuvent pas avoir plus de dix enfants.

Religion

Les Masaï ont un dieu unique et bienveillant, Enkai ou Ngai, dieu créateur se manifestant à travers la pluie et le ciel. Son épouse, Olapa, est la lune [2].

Ils croient que Enkai a donné tout le bétail aux Masaï, et donc que quiconque possède des troupeaux doit les avoir volés autrefois aux Masaï [2]. Cette croyance a conduit à quelques conflits mortels avec d’autres tribus voisines au cours des siècles passés, lors de tentatives destinées à récupérer ce qu’ils considéraient comme leur propriété.

Langue 

Les Masaï parlent le maa ainsi généralement que le swahili, langue véhiculaire de l’Afrique de l’Est, et parfois, de nos jours, l’anglais.

Icône de détail Article détaillé : Maa (langue).

Parure et modification corporelle

Outre la circoncision ou l’excision, les enfants des deux sexes subissaient autrefois une ablation de l’une ou de deux incisives inférieures.

Les hommes et les femmes ont également les lobes des oreilles percés et souvent distendus par des disques. Les femmes réalisent des bijoux en perles qui jouent un rôle essentiel dans l’ornementation corporelle masaï. Dès l’âge de 12 ans, les jeunes filles apprennent à broder les vêtements multicolores de cérémonie.

Le goût pour les vêtements rouges des Masaïs contemporains fait écho à l’utilisation plus traditionnelle d’ocre de cette même couleur. Les morane se tressent les cheveux et les teignent en rouge. Les Masaïs aiment porter des bijoux (colliers, bracelets,…).

Danse 

 

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Danse rituelle Masaï, Parc de Masaï-Mara, 2004

Il existe différentes formes de danses masaïs ; l’une des plus connues est une forme de compétition opposant les hommes, ceux-ci devant sauter le plus haut possible en conservant les pieds joints [3],[4].

Jeux 

Le En Gehé est un jeu traditionnel qui occupe une place importante dans la société masaï du nord de la Tanzanie. Il est reservé aux hommes, c’est le jeu des guerriers.

Icône de détail Article détaillé : En Gehé.

Les Masaï aujourd’hui 

De nombreux Masaï ont abandonné leur mode de vie traditionnel pour le style de vie occidental. Certains jeunes ont émigré en Europe ou en Amérique du Nord, afin notamment de poursuivre des études supérieures.

Depuis l’ère coloniale, les Masaï ont été dépossédés d’une partie importante de leurs terres traditionnelles, soit par des fermiers privés, soit dans le cadre de plans gouvernementaux ou de création de parcs nationaux. Les gouvernements tanzanien et kenyan ont en effet tenté de mettre en place des projets de développement visant à modifier les modes de vie traditionnels des Masaï et à les sédentariser afin qu’ils respectent les frontières. Ces tentatives se sont soldées par un appauvrissement généralisé des populations masaï, qui jusque là géraient efficacement leur bétail .

Depuis 1993, des mouvements s’organisent pour faire cesser les ventes ou les saisies de terre au Kenya, ou pour participer à l’administration du Conservatoire régional de Ngorongoro et à la campagne de défense de la montagne sacrée Endoinyo Ormoruwak en Tanzanie.

 

sanctuaires africains

 

 

Sanctuaires Africains

 

 

 

Lieux réservés de façon exclusive ou temporaire à des actes religieux et situés ou non à l’écart des habitations.

Dans le dernier cas, il s’agit souvent de sanctuaires naturels: collines, clairières ou bosquets sacrés, mais aussi sources, pierres, groupe de rochers, arbres (souvent d’une grande taille ou d’un grand âge) et cavernes;

Dans le premier cas, il s’agit de lieux qualifiés de saints par un acte arbitraire ou des bâtiments érigés à des fins religieuses tels des foyers, des tombes ancestrales, une maison particulière au sein d’une ferme, la place centrale d’un village ou des maisons de culte

Liés souvent étroitement à l’origine ou l’histoire d’une famille, d’un village, d’une association ou d’un royaume, ces lieux se caractérisent par la présence de puissances spirituelles qui se manifestent par le bruissement des arbres, le murmure des eaux, le pétillement du feu.

Les lieux saints servent au Culte, c’est-à-dire à des fins exclusivement bénéfiques; c’est ici qu’on prie et sacrifie, ici qu’ont lieu les rites de fécondités, les mariages, les initiations et d’autres cérémonies importantes.

Lorsqu’il s’agit d’un bâtiment (ou autrefois d’un bosquet sacré), on y entrepose les instruments nécessaires au culte

instruments de musique, masques, médecine, sculptures représentant les grands ancêtres, animaux totémiques, esprits tutélaires ou divinités, trésor du Temple: ex-voto et reliques,

EX :  le crâne, les os des ancêtres telle que les chefs ou des os d’animaux.

Le sanctuaire rend encore plus sacrés tous ces objets et nécessite une protection efficace contre leur éventuelle profanation. Il est donc souvent entouré de fosses, de murs ou de palissades. En général ni les femmes ni les non-initiés ni personne d’impure. En revanche, il y régne une paix qui offre un sanctuaire à ceux qui cherchent un refuge ou sont voués à la mort. 

 

 

 

art africain – reine mère ashanti

 

La Reine Mère chez les Akan et Ashanti
Ghana – Côte d’Ivoire

Reine mère – Terme impropre qui désigne une femme de haut rang
dans les cours royales ou princières de l’AfriqueLa plus célébre reine mère (ohemmea) est celle des Ashanti et des autres Akan matrilinéaires.

La position désignée par ce terme, employé à l’origine pour l’aînée d’un lignage royal ou princier, a donné lieu aux spéculations les plus diverses. Il est incorrecte de parler de mère, car une soeur du roi peut détenir cette charge. Il est certain que l’ohemmea n’est pas la prêtresse d’un culte voué à la lune, comme l’ont soutenu certains auteurs. Au sens propre, elle n’est pas non plus une régente – ses pouvoirs sont trop limités – mais on respecte son autorité.

Malgré son titre spécifiquement féminin (le suffix mea est ajouté à la forme masculine de ohene – chef prince) elle n’est pas simplement un chef de sexe féminin. Son statut correspond à celui d’un homme (dont elle porte les habits lors d’une apparition en public) elle est mariée, mais peut avoir des relations sexuelles hors mariage. Elle a sa propre cour et est la seule femme a pouvoir donner des ordres. Elle est d’une grande importance mais ne symbolise pas le royaume comme le roi. Elle incarne plutôt l’idéal de la maternité (il importe peu qu’elle ait des enfants) et un lien sentimental avec les ancêtres féminins.

L’une des tâches essentielles consiste à pleurer la première les morts de l’année passée pendant les rites de purifications annuelles.
En cas de querelle, sa parole est d’un grand poids et pour les décisions difficiles on fait appel à elle en dernière instance. Elle a sa propre cour de justice, composée par ailleurs uniquement d’hommes.Chez certains Akan elle participe aux rites de puberté pour les jeunes filles (bragoro) les cérémonies de purification et celles liées à l’imposition d’un nom.
Son importance politique tient surtout à ses connaissances généalogiques précises, dont elle dispose en tant que représentante du lignage royal. Pour cette raison, elle a le dernier mot dans l’élection d’un nouveau souverain qui peut seulement accéder au pouvoir après avoir été déclaré légitime. Elle a aussi le droit absolu de donner des conseils au roi en titre et de le censurer. Après la mort ou l’abdication du souverain, elle continue d’occuper sa charge et participe, de façon décisive à l’élection d’un sucesseur.

 

 

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Ashanti, peuple africain de la région centrale du Ghana.

La forêt de la Côte de l’Or était peu peuplée quand s’établit le royaume Bono, au sud de la Volta Noire, à la fin du XIIIe siècle. Celui des Abrons s’établit au XVe siècle plus à l’ouest, puis les Gonjas s’installèrent au nord-est, au XVIe siècle. Ces États de la savane servaient d’intermédiaires aux Soudanais pour le commerce de l’or et de la cola. Les Fanti migrèrent vers la côte en provenance de Bono. Ils trouvèrent le puissant royaume des Denkeras, dans le Sud. Au XVIIIe siècle, ils tentèrent de l’annexer ainsi que les peuples voisins. Un centre s’était formé dans la région de Koumassi autour du chef Osaï Toutou (1695-1731), qui fut le fondateur de la Confédération ashanti. Son organisation sociale était fondée sur la famille matrilinéaire. Le roi était nommé sur l’avis de la reine mère. Le chef de la confédération possédait le trône d’or, qui recelait l’âme de la nation. Il était nommé ou déposé par les électeurs.

 

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Cette confédération détruisit la cité rivale de Bono-Mansou et par conquêtes successives parvint à la côte. Les Britanniques contrôlèrent peu à peu les petits royaumes fanti fédérés. Koumassi fut prise en 1874 puis reprise en 1896. Finalement, le roi Prempeh fut exilé. La colonie de la Gold Coast put alors s’étendre vers le nord. L’épisode avait provoqué l’exode, vers l’ouest, de nombreuses fédérations de villages, qui formèrent, par la suite, en Côte d’Ivoire, les familles Agnis et Baoulé, venues sous la conduite de la reine Pokou, une princesse royale ashanti. Ils s’installèrent sur les lagunes et développèrent le commerce de l’or, de la cola et des esclaves. Leur artisanat, leurs bijoux d’or, leurs poids à peser l’or en laiton, leurs toges de soie, leurs sièges et leurs statuettes (bois et bronze) sont connus dans le monde entier. 

 

 

la sorcellerie

Définition de la Sorcellerie

Système de représentations répandu dans le monde entier, selon lequel certains individus (sorciers ou sorcières) sont à même d’exercer une influence néfaste sur leur prochain, souvent aussi sur les cultures et sur le bétail, voire sur l’environnement naturel. Tout malheur ou catastrophe naturelle est en effet dû à leur action maléfique, notamment quand les malheurs se multiplient.

Sorciers et sorcières doivent leur pouvoir maléfique à une substance, le pouvoir de sorcellerie, qui leur est inhérente, qui est souvent transmise au sein de certaines familles et qui gagne en efficacité avec l’âge : pour la plupart, il s’agit d’adultes, et majoritairement de femmes, qui nuisent notamment à leurs proches parents.

L’activité sorcière agit de façon inconsciente, sortant en quelque sorte du ventre, et accomplit son oeuvre destructrice dans le secret; elle est souvent collective, et sorciers et sorcières se réunissent pour le sabbat, banquet et danses orgiaques.

D’une gloutonnerie excessive et d’un appétit sexuel inapaisable, les sorciers incarnent le comportement anti- social par excellence, mais aussi le contraire de toutes les obligations et valeurs reconnues par la société. Leur apparence et leur comportement représente l’envers de la norme: nus, ils se déplacent le pieds en avant ou volent, pratiquent l’inceste ou des relations sexuelles illicites et sont anthropophages (c’est à dire ils consomment certaines parties du corps non pas littéralement, mais en avalant la force ou l’âme vitale inhérente à celles-ci).

Lors de leurs agissements nocturnes , ils se font souvent accompagner d’animaux sorciers (hyène, chouette …)

Le plus souvent, on attribue l’origine de la sorcellerie à l’envie ou à l’esprit de compétition.

Dans de nombreuses sociétés affectées par la sorcellerie, il existe des guérisseurs contre-sorcier dont la tâche consiste à démasquer les sorciers, à guérir ceux qui tombent malades suite à une attaque de sorcellerie et à protéger contre la sorcellerie les autres membres de la société.

 

 

 

le culte des ancêtres en afrique

Culte des Ancêtres en Afrique

 

Ancêtre masculin Baoulé — Côte d’Ivoire –

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Ancêtre masculin Hemba — RDC ex Zaïre –

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Ancêtre masculin Bembe — RDC ex Zaïre – 

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Signification et place des Ancêtres

 

Dans la religion de nombreuses populations sédentaires, les Esprits (Âmes Libres) des parents décédés occupent une place importante parmi les puissances de l’au-delà. Selon un principe général, l’autorité croît avec l’âge. De ce fait, les Ancêtres, avec à leur tête l’Ancêtre Éponyme ou aïeul fondateur du peuple, occupent un rang supérieur à celui des plus anciens de leurs descendants vivants, mais inférieurs aux dieux et surtout au Dieu Suprême ou Créateur, Ancien par excellence.
À l’instar des anciens vivants, ils conseillent les leurs (dans les rêves), prennent soin de leur bien-être, assurent la fécondité des hommes, des animaux et des champs et veillent au strict respect de l’ordre traditionnel par leurs descendants. Ils avertissent ceux qui les négligent par des signes et des mésaventures et frappent les coupables d’une maladie, d’un accident, de pertes matérielles ou de la mort.
Tous les vivants ont donc un intérêt vital à maintenir de bonnes relations avec eux, grâce notamment au culte des Ancêtres. On s’adresse à eux avec des prières et on leur offre régulièrement des dons sacrificiels pour les nourrir, mais on les invite aussi aux grandes et petites fêtes célébrées au sein de la famille ou de la communauté entière pour commémorer leur gloire, pour les régaler, pour les amuser avec des chants et des danses et pour leur faire de riches cadeaux au moment de leur départ.

 

 

art africain – la reine mère chez les akan et ashanti

  

La Reine Mère chez les Akan et Ashanti

 

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Poupée Ashanti

Ghana – Côte d’Ivoire

Reine mère – Terme impropre qui désigne une femme de haut rang
dans les cours royales ou princières de l’Afrique

 

La plus célébre reine mère (ohemmea) est celle des Ashanti et des autres Akan matrilinéaires.

La position désignée par ce terme, employé à l’origine pour l’aînée d’un lignage royal ou princier, a donné lieu aux spéculations les plus diverses. Il est incorrecte de parler de mère, car une soeur du roi peut détenir cette charge. Il est certain que l’ohemmea n’est pas la prêtresse d’un culte voué à la lune, comme l’ont soutenu certains auteurs. Au sens propre, elle n’est pas non plus une régente – ses pouvoirs sont trop limités – mais on respecte son autorité.

Malgré son titre spécifiquement féminin (le suffix mea est ajouté à la forme masculine de ohene – chef prince) elle n’est pas simplement un chef de sexe féminin. Son statut correspond à celui d’un homme (dont elle porte les habits lors d’une apparition en public) elle est mariée, mais peut avoir des relations sexuelles hors mariage. Elle a sa propre cour et est la seule femme a pouvoir donner des ordres. Elle est d’une grande importance mais ne symbolise pas le royaume comme le roi. Elle incarne plutôt l’idéal de la maternité (il importe peu qu’elle ait des enfants) et un lien sentimental avec les ancêtres féminins.

L’une des tâches essentielles consiste à pleurer la première les morts de l’année passée pendant les rites de purifications annuelles.

En cas de querelle, sa parole est d’un grand poids et pour les décisions difficiles on fait appel à elle en dernière instance. Elle a sa propre cour de justice, composée par ailleurs uniquement d’hommes.

Chez certains Akan elle participe aux rites de puberté pour les jeunes filles (bragoro) les cérémonies de purification et celles liées à l’imposition d’un nom.

Son importance politique tient surtout à ses connaissances généalogiques précises, dont elle dispose en tant que représentante du lignage royal. Pour cette raison, elle a le dernier mot dans l’élection d’un nouveau souverain qui peut seulement accéder au pouvoir après avoir été déclaré légitime. Elle a aussi le droit absolu de donner des conseils au roi en titre et de le censurer. Après la mort ou l’abdication du souverain, elle continue d’occuper sa charge et participe, de façon décisive à l’élection d’un sucesseur.

 

 

 

 

la culture Bobo

 

 la culture Bobo 

 

Les Bobo parlent une langue mande, à la différence des Bwa ou des Mossi qui parlent des langues voltaïques. Au nombre de cent mille en Burkina Faso, les Bobo sont également installés au Mali.

Agriculteurs, les Bobo cultivent le millet, le sorgho et le coton pour approvisionner les métiers à tisser des villes. Sans gouvernement  centralisé, ils sont organisés en lignages dont les membres les plus âgés forment le conseil des anciens chargé de prendre les décisions. La notion de chef leur est profondément étrangère et ils la jugent dangereuse, portant  » une atteinte grave à l’ordre des choses tel qu’il a été fixé par Wuro (le dieu créateur) « . (G. Le Moal, 1980).

C. Roy souligne leur cohésion sociale fondée sur deux principes opposés : le sens de la communauté qui incitait au travail en commun, et la notion d’individuel ou de privé qui ne concernait qu’une partie du lignage. Malheureusement, la culture intensive du coton et les impôts exigés par les Français les amenèrent à ne plus travailler les champs communautaires.

 

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Masque africain bobo

 

Les Bobo croyaient en un dieu Wuro, créateur de la terre et des animaux. Le premier homme créé fut un forgeron qui demanda un compagnon. C’est ainsi que fut conçu le Bobo ou cultivateur. Puis Wuro se retira en laissant aux hommes trois fils : Dwo, chargé d’aider l’homme, Soxo, l’esprit de la nature sauvage et de la brousse et Kwere, figure de sa puissance qui punit par la foudre. Dans chaque village, des autels leur étaient érigés. Les forgerons étaient les prêtres du culte de Dwo. Les esprits de la brousse et les ancêtres, notamment le fondateur du village, recevaient des sacrifices. Dwo était l’intermédiaire entre les hommes et le créateur ; les masques sont les supports de la tradition et leur signification était révélée aux jeunes garçons pendant leur initiation. Habitant un pays de savane sèche où la récolte dépend de l’arrivée des pluies, les Bobo ont institué une série de rituels de purification pour se concilier la nature, fondamentalement bonne chez eux à la différence de l’ambivalence qu’elle possède chez d’autres ethnies. Comme il convient de réparer les erreurs des hommes, les masques ont la fonction essentielle d’effacer le mal et de réinstaurer l’équilibre donné par Dieu entre le soleil, la terre et la pluie. A la fin de la saison sèche et avant la reprise des travaux agricoles, des cérémonies de purification ont lieu avec les masques en feuilles qui incarnent Dwo, les masques de fibres et ceux de bois qui représentent les génies protecteurs du village : phacochère, buffle mâle aux cornes plates, coq dont la crête est perpendiculaire à la face, toucan, poisson, antilope, serpent et épervier. Tous incarnent les forces de fertilité, de fécondité et de croissance.

On a souvent quelque difficulté à distinguer les masques des différentes ethnies du Burkina Faso, d’autant qu’il y a eu de nombreux emprunts, même des vols d’une ethnie à l’autre. A l’opposé des Mossi, des Bwa ou des Nunuma qui sculptent des masques à deux dimensions dont le décor géométrique est peint en rouge, blanc et noir, les Bobo utilisent une palette plus large pour des composition à trois dimensions.

Bibliographie: G. LE MOAL, Les Bobo : nature et fonction des masques, Paris, ORSTOM, 1980. C. ROY, Art ofthe Upper Volta Rivers, Meudon, Chaffin, 1987.

(Texte de Françoise Stoullig-Marin, tiré de »L’Art Africain » de Jacques Kerchache, Jean-Louis Paudrat et Lucien Stephan, aux éditions Citadelles)

 

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