masque africain – songyé

 

Le masque KIFWEBE des Luba et des Songye
Transition par le biais des masques, du monde des Luba au monde des Songye.
Le masque féminin blanc Kifwebe des Songye et les masques Luba présentent de troublantes similitudes.
Ces derniers se distinguent par une petite bouche, une forme du visage plus adoucie et plus ronde…
Le masque Songye serait plus plat, plus large… mais les indices sont bien faibles pour s’y reconnaître; sans ajouter la complexité des variantes régionales.
Devinez sur ces deux photographies? La première représente un masque Luba; la deuxième, un masque Songye !
Quoi qu’il en soit, tous les masques de type Kifwebe présentent un décor linéaire; alternance de stries blanches et noires. Présence de rouge aussi.
Evocation des zèbres, des guibs harnachés, des antilopes Bango?

 

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En dépit de leurs similtudes, les fonctions de ces masques sont différentes puisque pour les Luba, ils sont attachés à des pratiques de guérison alors que le masque masculin Kifwebe Songye fait la police et le masque féminin Songye sort à l’occasion de cérémonies d’investiture ou de funérailles de dignitaires.
Seuls les masques ronds, monochromes sont aisément attribués aux Luba.
Ici, la blancheur des lignes est associée à des caractères positifs (pureté, bonté, lumière, lait maternel…).
La fonction de ces masques Luba est bienfaisante; leur danse doit animer des esprits protecteurs.
Les couleurs ont une symbolique, comme les formes, elles indiquent le « sexe » du masque mais aussi

 

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son potentiel magique.
Le noir est associé aux qualités occultes du masque.
Les stries noires seraient destinées à dissimuler les aspects malveillants du masque aux non-initiés.
Le rouge est associé au sang, à la chair, au feu mais aussi au courage, à la vigueur, à la connaissance
Le blanc, toujours à une forme de bienveillance.
Ce dernier masque est un masque masculin Songye (plus facilement reconnaissable par l’existence d’une crête).


Archive pour novembre, 2009

masque africain – lance africaine luba

 

 

Les Luba

 

Les Luba constituent un peuple important du Sud-Est de la République Démocratique du Congo (environ 8 000 000 d’individus).
(cf la carte in Luba_Photos ou celle de la note Les Arts du Bassin du Congo)
Ils occupent ainsi un territoire plus grand que la France aux frontières de l’Angola, de la Zambie et de la Tanzanie.
Ce territoire fut l’objet de nombreuses convoitises coloniales puisque le sud du pays est riche en cuivre, en cobalt, en uranium et en or.
Les royaumes Luba se seraient constitués entre le XVIème et XVIIème siècle.


Les mythes de fondation des Lunda, Songye, Tshokwe (ou Chokwe) et Luba rattachent ces peuples à un même ancêtre Nkongolo.
Un chasseur du nom de Mbidi Kiluwe arriva un jour dans la capitale de Nkongolo et épousa les deux demi-soeurs de celui-ci. Il eut un fils Kalala Ilunga qui tua plus tard son oncle Nkongolo afin de s’emparer du royaume Luba, puis qui l’organisa de manière très structurée en chefferies.
L’un des fils de Kalala Ilunga est Tshibinda Ilunga. Il deviendra le fondateur de l’empire Lunda et le héros chasseur des Tshokwe dont nous retrouverons maintes représentations dans l’art Tshokwe.
L’histoire est certes un peu compliquée. Mais elle permet d’entrevoir les croisements culturels des peuples de cette région et comprendre des thématiques parfois récurrentes dans les objets (objets de pouvoir, objets de magie…) de ces contrées de l’Est et Sud Est du Congo.
En pays Luba, les femmes ont des fonctions importantes dans le domaine sacré : elles sont prêtresses, conseillères politiques, intermédiaires entre les hommes et les esprits des Ancêtres. Elles sont les médiums des esprits protecteurs de la royauté : les vidye.
C’est probablement une des raisons qui explique l’importance des représentations féminines dans l’art Luba.
Un art qui s’exprimera principalement dans la production d’emblèmes de pouvoir, inspiré par les univers de la magie et de la divination, figuré par le corps de la femme agenouillée, accroupie, parfois debout.
Corps ployé ou tendu, visage serein aux yeux clos; portant d’une certaine façon, mais toujours avec légèreté, le monde du bout des doigts.

 

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