masque africain – blanc

 

 

De rares masques blancs

 

 

Beaucoup plus rares sont les masques fang, il n’est donc pas étonnant que les grands musées du monde se les disputent. Sculptés dans un bois léger comme le fromager, ces masques aux formes étirées représentent de manière presque complètement abstraite une figure humaine.

Recouverts de kaolin, ils ont une apparence lunaire, voire fantomatique. On appelle ces masque blancs  » nle ngen ntân « , la tête de la jeune fille blanche.

Aujourd’hui, lors de cérémonies rituelles, le  » ngontang  » est porté par un homme qui dissimule son corps et ses membres.

 » Jadis, note J. Binet, les fibres de raphia retombant des manches ou du pantalon dissimulaient mains et pieds. Maintenant on enfile des socquettes qui donnent aux mains un aspect inattendu. Le corps du danseur est recouvert de vêtements et d’une collerette de fibres attachée au heaume qui protège le cou, les épaules et la taille, des fibres et peaux de bêtes rappelant les vêtements traditionnels. « 

Pour effectuer cette danse, il fallait avoir subi une initiation spécifique, le danseur devant prendre une potion lui donnant le maximum d’aisance dans ses mouvements. Avant chaque cérémonie, il devait se frotter le corps de baume protecteur, observer une stricte continence sexuelle et porter des gris?gris. Accompagné d’une chanteuse également initiée, il sera ainsi que sa partenaire, peu à peu, possédé par l’esprit de la  » jeune fille blanche « .

 

 

 

 

 

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Masque africain fang

 

 

Les boîtes reliquaires

 

 

Parmi les rites les plus importants des Fang, le culte des ancêtres ou culte des morts occupe une place primordiale. Pour ces cérémonies, le sculpteur fang confectionnait un reliquaire où étaient placés les restes des morts, ainsi que des poudres magiques dans des cornes de gazelle. Appelées  » biere « , ces boîtes reliquaires en écorce étaient surmontées d’une statuette anthropomorphe ou d’une tête d’homme sculptée dans un bâton. D’après les voyageurs européens, comme le professeur Trilles qui se rendit en  » pays pahouin  » au début du XXe siècle, ces reliquaires étaient sur des étagères dans la case du chef, lorsqu’ils ne servaient pas aux rites.

En ce qui concerne les statuettes des reliquaires, les spécialistes de l’art africain distinguent deux styles  » régionaux  » celui des Fang du Nord (Ntoumou de la Guinée Equatoriale du Gabon et du Cameroun) et celui des Fang du Sud (Okak de la Guinée Equatoriale, Mvai et Betsi du Gabon).

Dans la plupart des statuettes sculptées par les artistes du Nord, les formes du corps sont hautes et longues avec un tronc mince et élancé. Comme le rapporte l’ethnologue français Louis Perrois, qui a consacré plusieurs ouvrages à la statuaire fang,  » les membres sont plutôt grêles et bien détachés du corps, la tête moyenne ou petite montrant tous les détails de facture propre à tous les styles fang : face en cœur sous un front ample, bouche étirée en avant avec un menton effacé et coiffure rejetée en arrière (tresses, casque à crête centrale). On note en outre une tendance à l’utilisation du métal, cuivre, laiton et fer comme éléments décoratifs en placages sur les épaules et la poitrine ou sur la face et la coiffure. « 


Archive pour 5 août, 2008

masque africain – blanc

 

 

De rares masques blancs

 

 

Beaucoup plus rares sont les masques fang, il n’est donc pas étonnant que les grands musées du monde se les disputent. Sculptés dans un bois léger comme le fromager, ces masques aux formes étirées représentent de manière presque complètement abstraite une figure humaine.

Recouverts de kaolin, ils ont une apparence lunaire, voire fantomatique. On appelle ces masque blancs  » nle ngen ntân « , la tête de la jeune fille blanche.

Aujourd’hui, lors de cérémonies rituelles, le  » ngontang  » est porté par un homme qui dissimule son corps et ses membres.

 » Jadis, note J. Binet, les fibres de raphia retombant des manches ou du pantalon dissimulaient mains et pieds. Maintenant on enfile des socquettes qui donnent aux mains un aspect inattendu. Le corps du danseur est recouvert de vêtements et d’une collerette de fibres attachée au heaume qui protège le cou, les épaules et la taille, des fibres et peaux de bêtes rappelant les vêtements traditionnels. « 

Pour effectuer cette danse, il fallait avoir subi une initiation spécifique, le danseur devant prendre une potion lui donnant le maximum d’aisance dans ses mouvements. Avant chaque cérémonie, il devait se frotter le corps de baume protecteur, observer une stricte continence sexuelle et porter des gris?gris. Accompagné d’une chanteuse également initiée, il sera ainsi que sa partenaire, peu à peu, possédé par l’esprit de la  » jeune fille blanche « .

 

 

 

 

 

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Masque africain fang

 

 

Les boîtes reliquaires

 

 

Parmi les rites les plus importants des Fang, le culte des ancêtres ou culte des morts occupe une place primordiale. Pour ces cérémonies, le sculpteur fang confectionnait un reliquaire où étaient placés les restes des morts, ainsi que des poudres magiques dans des cornes de gazelle. Appelées  » biere « , ces boîtes reliquaires en écorce étaient surmontées d’une statuette anthropomorphe ou d’une tête d’homme sculptée dans un bâton. D’après les voyageurs européens, comme le professeur Trilles qui se rendit en  » pays pahouin  » au début du XXe siècle, ces reliquaires étaient sur des étagères dans la case du chef, lorsqu’ils ne servaient pas aux rites.

En ce qui concerne les statuettes des reliquaires, les spécialistes de l’art africain distinguent deux styles  » régionaux  » celui des Fang du Nord (Ntoumou de la Guinée Equatoriale du Gabon et du Cameroun) et celui des Fang du Sud (Okak de la Guinée Equatoriale, Mvai et Betsi du Gabon).

Dans la plupart des statuettes sculptées par les artistes du Nord, les formes du corps sont hautes et longues avec un tronc mince et élancé. Comme le rapporte l’ethnologue français Louis Perrois, qui a consacré plusieurs ouvrages à la statuaire fang,  » les membres sont plutôt grêles et bien détachés du corps, la tête moyenne ou petite montrant tous les détails de facture propre à tous les styles fang : face en cœur sous un front ample, bouche étirée en avant avec un menton effacé et coiffure rejetée en arrière (tresses, casque à crête centrale). On note en outre une tendance à l’utilisation du métal, cuivre, laiton et fer comme éléments décoratifs en placages sur les épaules et la poitrine ou sur la face et la coiffure. « 

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