La symbolique des couleurs des masques africains

La symbolique des couleurs

Voici la symbolique de quelques couleurs des masques africains :

 

Le blanc : c’est une couleur de passage, le passage de la mort à la renaissance, la mutation d’un être. Elle est également la couleur de Dieu (lien avec les ancêtres), représentant la lumière, l’innocence, la pureté et la droiture. Elle est fabriquée à partir du kaolin ou en pilant la craie (autrefois, on se servait de coquilles d’escargot, d’œufs, d’excrément de lézard ou de serpent sacrés ). Dans certains villages du Nord du Nyari-Kwilu, le kaolin signifiait deuil, et l’on s’en servait pour « décorer » les tombes.

Le noir : c’est une couleur négative ; elle représente la mort, l’anéantissement, le mal, la sorcellerie et l’antisocial. Elle est fabriquée avec du charbon de bois ou du noir de fumée. En Côte d’Ivoire, ce sont les feuilles ou les écorces de lianes qui servaient à la concevoir. Il s’agit d’une valeur complémentaire chez les Igbo.

Le rouge : le symbole est ambivalent. Elle représente le sang, le feu, le soleil, (et donc la chaleur), mais aussi la réintégration d’un être marginal, la fécondité et le pouvoir. Le rouge foncé représente les forces agressives et le sang impur. Elle est fabriquée à l’aide de substances minérales, sacrificielles (ex : une noix de kola mâchée puis recrachée. Mais maintenant, les tribus utilisent de la peinture commerciale).

Le jaune : c’est une valeur complémentaire chez les Igbo. Elle représente la paix, la sérénité, la fortune, l’espoir, la fertilité, l’éternité, mais aussi le déclin et l’annonce de la mort.

Le bleu : c’est une couleur négative qui représente la froideur, mais, paradoxalement, la pureté, le rêve et le repos terrestre.

Le vert : représente la croissance, la nourriture et la virilité.

L’ocre brun : c’est aussi une valeur complémentaire chez les Igbo.

 

 

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Masque africain IGBO

 

 


Archive pour juillet, 2008

l’art sacré et l’art profane

 

Les masques sont des êtres sacrés qui utilisent les hommes, considérés pour apparaître et s’exprimer. Ils sont vivants et s’ intègrent dans un ensemble. Ce sont des oeuvres conçues pour provoquer des sentiments de respect, de crainte, de terreur, de courage, d’ hilarité…..
 
L’art sacré et l’art profane.

 » Dans la majorité des cas, les objets sont des objets sacrés, destinés la plupart du temps à participer à des cérémonies et à des rites religieux animistes où quelques initiés seulement ont droit d’ assister. Les objets rituels ne doivent pas être exposés devant le grand public. Pendant toute la durée de leurs fonctions, ces objets sont cachés, à l’ abri des regards des étrangers, des femmes et des non-initiés. Il ne sortent qu ‘à l’ occasion des grandes cérémonies. Il existe également des arts somptuaires. A la différence de l’ art rituel, ces arts et toutes les productions qui s’ y rattachent appartiennent au domaine du profane. La frontière entre les arts somptuaires et l’ art religieux n’ est pas aussi nette que le laisse apparaître leur définition respective. « 

Les masques sacrés

 » Ils représentent les ancêtres de tous les masques, ils représentent une divinité, une force. Ils détiennent les pouvoirs religieux. Ils exercent une action propitiatoire à l’égard des puissances bénéfiques ( génies, dieux secondaires ) qui sont des intermédiaires, entre les hommes et une déité diffuse dans l’ univers. Ils expriment la majesté, la sagesse, le mystère des forces surnaturelles qui les animent. Ils sont chargés de montrer l’ invisible. Ils peuvent aussi éloigner les puissances du mal, ils protègent les hommes des forces maléfiques. Ils interviennent dans des cérémonies bien particulières, rites de passage, purification, sacrifice, initiation, conjuration… Ils jouent un rôle essentiel dans le rétablissement de l’ ordre social. Ils représentent des ancêtres et Dieu, ils sont bons et justes. Ils punissent ceux qui apportent le désordre et l’ insécurité. Ils sont les juges suprêmes. Ils détiennent les pouvoirs juridiques. Ils règlent les litiges, les problèmes de familles, de clans, de tribus. Ces masques ne sortent que pour des événements vraiment importants publiquement ou dans une enceinte privée, sacrée. On les reconnaît à leur grande jupe de raphia de palmier séché, leur coiffe énorme faite de plumes ou de peaux de bêtes ou de tissu recouvert de cauris, leurs ornements, chasse mouche, bâton, grelots aux pieds pour marquer le rythme. Le jour de sa sortie, la population se mobilise, à la fin de la cérémonie tous les assistants passent devant le masque sacré pour recevoir le kaolin purificateur. « 

Les masques profanes

 » Cette catégorie est représentée par un ensemble de petits masques très nombreux qui se produisent au moment des fêtes de réjouissance. Ce sont des masques de divertissement. Ils représentent les ancêtres du clan de la famille, destinés à attirer l’âme de l’ ancêtre et à capitaliser sa puissance vitale. Immortels, ils sont dépositaires du patrimoine culturel. Ainsi il leur appartient de raconter l’ histoire, ils sont la mémoire du peuple. Ils forment une société hiérarchisée, le masque sacré est au sommet entouré par une cour d’ autres masques.  »
 

Le masque guerrier : chargé de la conquête et de la défense du territoire. Il accompagne le masque sacré lorsqu’ il s’ agit de rendre la justice en cas de préjudice. Lors de fêtes, il est chargé de surveiller les comportements de tout un chacun pour détecter les mauvais éléments.

Le masque griot : Il est le compagnon fidèle du masque sacré. Il est un chanteur solitaire, il louange le masque sacré. Il est aussi le masque espion, il écoute, il observe, il rapporte au masque sacré. Il influence le masque sacré à être plus clément.

Le masque chanteur : Il est historien, généalogiste, il chante les louanges des hommes. Il est aussi danseur. Il anime toutes les fêtes. Il est indispensable pour les réjouissances comme pour les funérailles.

Le masque danseur : Il est un des premiers masques apparu. Il est le virtuose de la danse, il a une forte vitalité. Il est très souvent accompagné du masque chanteur.

Le masque mendiant : Il est à la fois en bas et en haut de la hiérarchie. Il est en quête de spécialité. En attendant d’ être initié dans l’ art de la danse, du chant, de la guerre, il distrait le monde par ses plaisanteries et ses mimes. Il va de case en case mendier des aliments.
 

Le porteur de masque.
Le porteur de masque est initié. Son identité doit toujours rester inconnue. Sa personnalité s’efface complètement. Il n’est qu’un support humain par lequel le masque devient accessible aux hommes.

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